Les pérégrinations de MICROTEL MILLAU

I - La fondation du club 

C'est à la fin de l'année 1980 que quelques personnes, sous l'impulsion de monsieur Roullière, ont l'idée de fonder à Millau un club informatique Microtel. La première réunion a lieu dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce en présence de 80 personnes environ. A cette époque, l'association ne dispose d'aucun matériel et n'a pas de local.

Les statuts sont déposés début 1981, le local se situe au rez-de-chaussée du foyer des jeunes travailleurs, rue Lucien Costes et les cours théoriques utilisent le langage Basic. Faute de machine, les programmes ne peuvent être testés. En 1981, pour pouvoir répondre à la demande de prestation faite  par les dirigeants des 100 kilomètres de Millau, la fédération nationale fait don au club de son premier appareil : le Goupil 1.

II - Premier coup dur

Le club commence à prendre son essor jusqu'au jour d'octobre 1982 où le local subit la colère du Tarn et où l'ordinateur est sauvé de justesse de la furie des eaux. Pendant un an environ, la vie de l'association est menacée, faute de local.

Heureusement le responsable de la gare SNCF, Monsieur OTTAWI, devant le désarroi de l'équipe propose un local syndical non utilisé, où Microtel transfère son appareil et peut reprendre ses activités pendant quelques années avec une nouvelle équipe présidée par Monsieur ESPARRELL. Pendant cette période arrivent au club les premiers Goupil 2 équipés de lecteurs de disquettes 8"¼ ainsi que 2 Olivetti M20.

Parallèlement aux cours d'initiation à la programmation, le club développe et améliore son progiciel de gestion de la course des 100 kilomètres de Millau avec les premiers chronométrages informatisés utilisant l'horloge interne des machines M20.

Les déboires ne manquent pas, j'ai en particulier souvenir de la nuit d'orage où un éclair intempestif survenant pendant l'épreuve des 100 kilomètres vient détériorer l'ordinateur chargé de saisir les concurrents de la course. Malgré tout l'équipe MICROTEL fait face et assure sa prestation.

 

Mais les meilleures choses ont une fin. Le responsable SNCF qui avait si gentiment sponsorisé le club en prêtant son local est promu à Montpellier et avec lui s'envole l'hébergement gratuit pour le club.

 

III - Les locaux scolaires

Comme le club commence à être connu pour ses prestations, que les écoles sont équipées et que les instituteurs sont mal à l'aise devant les ordinateurs, les élus proposent d'héberger Microtel dans une salle de l'école Martel, moyennant une contribution du club à la formation des enseignants et à quelques prestations envers leurs élèves. La cohabitation se fait sans problème, et d 'autres associations demandent les services du club pour couvrir certaines de leurs activités : Maison des jeunes avec son tournoi d'échec, pendant un certain temps le rallye des Cardabelles, championnats de France de vol libre. Mais, encore une fois, le sort s'acharne sur Microtel MILLAU. Le nouvel inspecteur primaire décide de transférer ses bureaux à l'école Martel et une fois encore le club doit changer de local.

IV - École du Crès

Pas de panique, le directeur de l'école du Crès, non seulement accueille Microtel, mais encore lui permet d'utiliser son nanoréseau car le plan IPT a doté les écoles de serveur Goupil 3 et dMO5 ou de TO7. En contre-partie, Microtel assure la maintenance technique du réseau. C'est l'époque des premiers réseaux qui fonctionnent tant bien que mal mais permettent de se familiariser avec cette technique.

Ici encore la cohabitation avec les enseignants se fait sans heurts. Il faut dire que les élèves travaillent le jour, et Microtel ne fonctionne que de 20h30 à 22h30, en théorie tout au moins, et, par conséquent, les moments de rencontre sont peu nombreux.

 

 

 

Ci-contre les Olivetti M20 en pleine action.

Les activités de Microtel ne se limitent pas aux courses de masse. Le  25/02/1986 nous avons apporté notre aide à la réalisation du  MARATHON-RADIO, ce que les radios amateurs appellent un "contest" : 670 contacts radio ont été établis en  36 heures.

 

 

V - L'école Paul Bert

Le temps passe et la géographie de la ville évolue. Le quartier du Crès prend de l'extension alors que le centre ville trop ancien se dépeuple. Et voilà encore le club Microtel qui fait ses valises et s'installe dans une autre école, Paul Bert, laquelle n'utilise plus depuis un certains temps plusieurs de ses salles de classe. Une convention d'hébergement est passée entre la municipalité, désormais propriétaire des bâtiments du primaire, et Microtel, permettant encore une fois la poursuite des activités du club. Désormais le club occupe une salle de classe depuis longtemps fermée et dispose d'une entrée propre. Les adhérents doivent toutefois traverser la cour de l'école, mais à des heures où les élèves ne la fréquentent pas .

Une fois encore, le club améliore le logiciel de gestion de la course, utilisant un réseau avec un serveur et des minitels pour la saisie de ce point de contrôle.

Me revient en mémoire l'année où, sur le stade, le vent est sur le point d'emporter les tentes de l'arrivée des 100 km et où les coureurs arrivant dans 15 cm d'eau, l'épreuve est finalement arrêtée au petit matin. Cette situation dure depuis plusieurs années, sans problème, jusqu'au prochain changement. Certaines rumeurs circulent d'ailleurs à ce propos...

 

Page Précédente  Sommaire  Page suivante